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 Ce somptueux concerto ▬ Pv

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Muse Eternelle✖ Perdu dans la forêt ✖
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MessageSujet: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Mer 5 Jan - 14:05

₪ Ce stomptueux concerto
PRIVÉ POISON D'AMOUR.

La consoude. Une plante très utile. Riche en allantoïne, elle permettait aux os fracturés de cicatriser plus vite, associée bien sûr à un long repos. Des fois, on la donnait aussi aux petits qui souffraient de maux de croissance ou dont les os étaient trop faibles pour pallier à cette fragilité dangereuse. Reconnaissable de loin grâce à ses fleurs claires regroupées sur un bouton principale et tombant avec élégance, vraiment, cette plante était très utile. En attendant, c’était pour cette ‘foutue plante à deux balles cinquantes’ que Muse Eternelle galopait dans la brume, essayant tant bien que mal de discerner où elle allait. Mais quelle idée d’avoir des gamins l’hiver, mes aïeux, après c’était elle qui devait galérer pour aller chercher de quoi les faire survivre, nom de dieu ! En effet, le matin même, Soupir de la Colombe s’était empressée de venir la chercher, l’air follement inquiet pour sa douce et tendre Patte de Suie, faisant tout un cirque pour que la guérisseuse se presse de sortir de sa tanière et vienne ausculter sa pauvre petite, oubliant subitement qu’elle avait été la première à crier que la soigneuse était une buveuse de sang et un monstre. Avec un soupir fataliste, Muse avait fini par sortir de sa tanière en criant que bon sang, elle en avait marre de l’entendre brailler, et qu’elle avait intérêt à se la fermer si elle ne voulait pas en chier – littéralement – la prochaine fois qu’elle lui demanderait des herbes. Vous savez, quand on est un peu coincé, un bon laxatif, et le balai dans le cul disparaît comme par magie. Bref, grommelant comme une ancienne courbaturée par les rhumatismes, ou tout simplement comme une guérisseuse adepte du silence et du calme qui s’apprête à entrer dans le monde des hurlements et de l’agitation, elle s’était glissée dans la pouponnière en annonçant cash qu’elle avait besoin du plus grand calme pour cette auscultation et que le Clan des Etoiles punirait les petits qui la dérangeraient’. Quel bonheur d’être l’envoyé divin sur cette terre, mes aïeux. Auscultant la petite sans aménité mais avec rapidité et efficacité, Muse Eternelle finit par annoncer d’un ton atone que la faiblesse de Patte de Suie n’était due qu’à la faiblesse de ses os à cause de sa jeunesse, et que ça passerait avec l’âge, bon dieu, j’peux rien y faire è_é. Rien n’y fit, la reine lui fit un tel cirque, arguant que tous les frères et sœurs de Patte de Suie, nés de la même portée et du même père, étaient en excellente santé et que son état était anormal, et patati et patata, et ce jusqu’à ce que Muse ne mette fin à ces plaidoiries en haussant le ton. Ainsi Soupir de la Colombe pensait lui apprendre son travail ? Qu’à cela ne tienne, elle se ferait un plaisir de la laisser choisir elle-même des plantes et guérir sa petite toute seule ! Ainsi rabrouée, la reine n’alla pas jusqu’à présenter ses excuses, trop arrogante, mais finit par accepter le fait que sa petite était naturellement faible. N’aimant pas les enfants et préférant voir des petits forts plutôt que des apprentis perpétuellement à sa tanière à cause de leur faiblesse, Muse Eternelle céda toutefois et alla lui chercher le peu de consoude qui lui restait, avant de décider de partir à la recherche d’un stock plus consistant. On ne sait jamais, avec ces boulets de guerriers qui se cognent tout le temps dessus, ça peut être utile.

S’enfonçant donc dans le brouillard en grommelant, elle était désormais arrivée … Bah en fait il n’en avait aucune idée. Ou si, mais pas très précise. Elle ne voyait pas très loin devant elle et sentait tout juste que le sol était humide – avec ce froid de canard gelé, elle n’en aurait toutefois pas juré ! – et de ce fait, elle devinait vaguement qu’elle devait être approximativement dans les alentours de la mare aux blaireaux, seul territoire quelque peu humide de leurs terres. Ou alors, elle avait pénétré sur les terres du Clan du Lac, et elle était en mauvaise posture en cas d’attaque, mais c’était peu probable : elle aurait senti l’odeur du clan adverse en passant la frontière, et justement, elle n’avait pas humé de fumet particulier depuis un bon moment. Non, vraiment, elle devait être au niveau de la mare aux blaireaux. De toute façon, qu’est-ce que cela pouvait bien changer ? Sa foutue herbe était sensée se développer dans des milieux humides, et qu’est-ce que ça importait, qu’elle soit ici ou là, tant qu’elle ramenait cette bon dieu de plante ? Elle, elle s’en contrebalançait, sérieusement. Le Clan du Lac pouvait dire tout ce qu’il voulait, elle cherchait des plantes, point barre, elle ne chassait pas, bon dieu. Et puis allez dire à Muse Eternelle que ‘dégage de là, t’es pas chez toi, et bouge vite ou je te renvoie dehors à coup de pompe dans l’oignon’, vous. Le coup de pompe dans l’oignon il finit vite en coup de vannes dans la gueule, et à ce jeu là, c’est la petite guérisseuse qui gagne. Occupée à fixer la brume en plissant les yeux, elle essaya – en vain – de discerner la corolle claire de sa consoude, puis, avec un soupir résigné, abdiqua et se prépara à faire demi-tour. Et ô joie, devinez ce qu’elle vit ? Bah de la consoude bien sûr. Levant les yeux vers les nuages d’un air irrité, elle grommela quelque chose qui devait vaguement se rapprocher de ‘bon sang de bois, ça vous éclate de me faire patauger pendant deux heures et demi et de me mettre cette fichue herbasse sous les yeux quand je pars !?’ avant de diriger d’un pas rapide vers sa plante. Avec un ‘allez ramène toi, espèce de sale consoude de mes deux !’ marmonné d’un ton exaspéré, la guérisseuse arracha la petite plante, avant de farfouiller dans les environs et d’en détecter quelques autres pieds. Après un coin à champignons, un coin à consoude. Génial. Bon, maintenant, le plan c’est de rentrer au campement avec cette putain de consoude à deux balles. Toute cette galère pour une reine bien chiante, mes aïeux, mais quelle misère. Pestant dans sa barbe, elle insulta copieusement cette grognasse Soupir de la Colombe, pour reprendre ses termes, ainsi que sa bon dieu de Patte de Suie. Misanthropie, quand tu nous tiens. D’ailleurs, de quoi elle se plaignait ? Certes, il faisait un temps de merde et elle ne voyait pas plus loin qu’à quatre mètres devant elle, certes, il faisait froid, certes, elle était de mauvaise humeur, mais au moins elle était seule avec le murmure du vent et la course des nuages juste là, au dessus d’elle. Un grisant sentiment de solitude, cette impression d’être seul au monde à bénéficier de ce spectacle privilégié, prit son cœur, le faisant accélérer, tordant ses lèvres dans un léger sourire, presque imperceptible mais bien présent.

Le monde était beau.

Silence absolu.
Puissance des éléments.
Pureté.

Et il y eut une fausse note dans ce somptueux concerto. Un simple grésillement qui la tira de sa transe aussi efficacement que si on lui avait jeté un seau d’eau. Une branche qui craquait. L’odeur d’un matou de son clan.

Désharmonie.

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Poison d'Amour✖ Perdu dans la forêt ✖
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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Jeu 20 Jan - 0:38

Explique-moi simplement qui tu es vraiment.



Ce matin-là, tout était calme et silencieux. Paix et harmonie. C'était comme si tout s'assemblait pour ne devenir qu'une seule et même courbe fendant l'air de l'espace temps. Une seule et même chose incassable, intouchable. Tout était si magnifique, lui, ce silence si respectable ! Comme la Nature était belle, comme la neige était froide et blanche ! Ouais bon, Poison d'Amour n'irait pas jusqu'à penser ça, j'avoue. Mais cette atmosphère qui changeait tellement de celle du camp... Aaah, il aimait tellement ces moments qu'il s'octroyait ! Son plaisir-même à profiter de ce calme était décuplé par l'interdiction qu'il avait de sortir se balader. Enfin, on ne lui interdisait jamais rien, à ce guerrier gris aux yeux océans ! Bien sûr qu'il fallait chasser, le Clan manquait de gibier et tout ça, mais zut à la fin. On ne lui imposait rien à lui, et surtout en ce qui concernait la vie de groupe. Parfois, il rêvait tellement d'être libre, seul, sans qu'un sale petit merdeux vienne lui courir entre les pattes ! Oui, car s'il y a une chose que le guerrier de la Forêt ne peut supporter, ce sont les gamins. Et surtout les gamins qui lui rentrent dedans tête baissée, et qui ressortent avec de l'ironie. Quoique cela lui faisait du bien de se défouler parfois. Il était tellement blasé par son chef - et par tout le Clan, en fait - qu'il rejetait sa colère sur les jeunots qui osaient trainer à côté de lui. Oui, il s'en prend aux plus petits que lui, mais il s'en fout royalement. Quand il était petit, il savait se défendre, ce devait être le cas de ces gamins, zut hein. D'accord, ces petits seraient moins forts que lui, et gnagnagna, mais ça c'était normal. Poison d'Amour soupira. Il continuait à profiter de son bonheur incongru, de cette plénitude si paisible. En somme, lui, guerrier du Clan de la Forêt, lui le guerrier le plus puissant de la Forêt - enfin c'est ce qu'il pense - était un chat qui aimait la tranquillité. Il ferma les yeux. On n'entendait que le bruit de la Nature. Si c'était pas beau ça. Pas de cri, pas d'excitation. Cela faisait tellement de bien. Il rouvrit les yeux. Autour de lui, tout était brumeux. Où était-il, d'ailleurs ? Lui-même ne savait pas où il s'était dirigé, il avait laissé ses pas le guider vers cette étendue brumeuse, se faisant assez confiance sur la connaissance de son territoire. Puis il s'arrêta. Il savait où il était. Il avait reconnu l'odeur. Ancienne évidemment, mais toujours présente.

La Mare aux Blaireaux.

Le sol était humide et frais, et ça et là le coin devenait soudainement boueux. Les pattes du chat gris s'enfonçaient légèrement dans le sol meuble et la terre froide venait lui glacer les os. Poison d'Amour fronça les sourcils quand il arriva près du nid à blaireaux qui se trouvait à côté de la marre. Par mesure de précaution, il huma l'air une nouvelle fois, et passa la tête dans le terrier pour voir si aucun individu suspect ne s'y trouvait. Rien. Personne. Tout était noir. Poison d'Amour retira sa tête du terrier, puis chercha la marre de ses yeux. Maudit brouillard ! Maudit sois-tu ! On n'y voyait rien à plus de quelques longueurs de queue, c'était à peine s'il voyait où il se dirigeait ! Le guerrier gris pesta un coup. Et s'il tombait dans la mare ? Pour qui il passerait en rentrant au camp ? Il serait tout mouillé, il éternuerait, il aurait froid, et on n'aurait sûrement pas peur de lui ! Méfiant, il commença à avancer, lentement mais sûrement. Il n'avait pas peur, non, mais il ne voulait pas ressembler à un de ces petits chatons qui ne sait pas mettre une patte devant l'autre. Il continua de marcher, le regard fixé vers le lointain. Puis il s'arrêta, net. Elle était là. Il le savait. L'eau. L'eau était devant lui. Il avança d'un pas. Il la vit. L'endroit était assez magique. Du brouillard, de l'eau, tout ça dans une forêt, on pouvait même qualifier cet endroit de romantique. Mais ce n'était pourtant pas pour un rendez-vous galant qu'il était là. De toute façon, il n'aimait personne. Que le vent. Le vent et la solitude. Il s'assit à côté de la rive de l'eau, et se mit à bâiller. Ah, que le monde était dur ! Il était dur mais Poison d'Amour en profitait. Il était le meilleur guerrier de la forêt. Le reste n'était que poussière. Le reste ne comptait pas. Il était imbu de sa personne, mais vraiment, il se considérait comme le chat le plus redoutable. Et celui qui vient le contredire, il est mort. Un petit vent souffla et le fit frissonner de plaisir. Ah vraiment, qu'est-ce qu'il aimait être là !

Mais il se redressa d'un coup.
Un bruit. Un seul.
Et la vie revint, et il se releva, et il siffla de colère. Mais qui osait donc le déranger maintenant ? Il huma l'air. Clan de la Forêt... son Clan. Oh non. Il ne voulait voir personne de chez lui. Tout le monde l'énervait.
La magie de la solitude était brisée. Sans essayer de se cacher, il se faufila entre quelques buissons.

Moment d'incompréhension.
Réalité.

- Muse Eternelle. Je ne pensais pas être tombé aussi bas...


(Désolée pour la longueur et la qualité du RP, mais je commence à fatiguer en fait. xD)

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Poison d'Amour
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"Je deviendrais le meilleur guerrier de la forêt."



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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Ven 28 Jan - 19:15

Poison d’Amour. En le voyant émerger du brouillard, méprisant et hautain comme à son habitude, vers elle, Muse Eternelle ne put s’empêcher de se demander d’où il tenait ce nom. Poison, oh, certes, elle comprenait parfaitement … Ce félin était une tache. Un déchet. Le genre d’être qui se pense supérieur et qui, de ce fait, méprise ouvertement les autres dans une parodie de noblesse sans réalise le pathétique de son attitude. Un léger sourire étira les lèvres de la guérisseuse lorsque le félin prit la parole d’un air qu’il dût juger hautain. Première preuve que ce qu’elle avait avancé était réaliste, selon elle. Il la prenait de haut, incapable de se contenter de la saluer d’un signe de tête et de s’éloigner. Quel intérêt de s’arrêter là pour parler avec elle alors qu’il prétendait être misanthrope et mépriser les autres ? Son sourire s’étira légèrement lorsqu’elle songea avec ironie que peut-être l’attirait-elle ? C’aurait été le comble, allons, que le pauvre bougre se soit épris de la froide guérisseuse ! Cela dit, pauvre bougre n’était sûrement pas le mot adapté pour décrire ce Seigneur : oui, voilà ce qu’il était, un Seigneur bien poudré qui se reposait sur ses lauriers, se pomponnait chaque matin dans l’espoir d’éblouir le Beau Monde de la Bourgeoisie plus encore que le Roi-Soleil, puis qui se targuait de ne tenir cure des avis des autres. De plus, s’il participait à tous ces beaux jeux inventés pour passer devant les premiers, ce Poison se démarquait de tous les autres concurrents par sa technique : se détacher, mépriser souverainement pour mieux assurer sa supériorité. Pensait-il qu’il existait quelque chose au dessus de lui ? Et tiens, pendant que nous y sommes, avait-il un quelconque avis sur le clan des Etoiles ? Cette pensée interloqua la guérisseuse. Un être aussi impie qu’elle ? Surprenant. Heureusement que le clan en était resté au génocide des ennemis montagnards, vu qu’elle voyait bel et bien ça comme un massacre, sinon elle aurait dû s’allier à ce matou-là pour survivre … Quelle idée déplaisante que celle de devoir faire ami-ami avec un félin, et avec celui-là en plus !

« Tombé aussi bas, Poison d’Amour ? Mais d’où peux-tu bien être tombé, enfin ? De ton piédestal plaqué or, peut-être ? Ou bien du haut de ton égo ? Si c’est le cas, désolée pour toi mais je crois que tu vas encore tomber pendant bien longtemps … »

Voix basse et calme. Froide et tranchante. Glaciale et dangereuse. Voix banquise. Et avec cette voix banquise, le regard iceberg qu’elle braqua dans celui du Seigneur. Allez. Vas-y. Essaie seulement de me répondre. Essaie, histoire qu’on se marre un peu. Derrière son masque d’un calme parfait, la guérisseuse jubilait, piétinait, s’impatientait – allez, un peu de jeu, pour une fois, une partie de chat et de la souris à voix haute. Plus que toute bataille physique, elle excellait dans ces joutes orales qui la fascinaient plus que des Lettres de Choderlos de Laclos peuvent fasciner tout amateur de littérature. D’où tenait-elle cette verve ? Pourquoi épargnait-elle certaines personnes et se déchainait-elle sur d’autres ? Pourquoi certains se braquaient et répliquaient par des insultes quand d’autres rougissaient et courbaient l’échine ou répondaient avec la même aisance qu’elle ? Oui, c’était chose qui l’intéressait particulièrement que ces fabuleux échanges d’insultes plus ou moins distinguées, plus ou moins claires, plus ou moins directes. Et d’ailleurs, n’était-ce pas merveilleusement passionnant que de noter qui attaquait de front, qui par sous-entendus, qui se défendait, qui attaquait, qui se taisait ? Détaillant le matou devant elle, elle prit plaisir à se préparer à sa réponse. Allons donc, que répliquerait-il ? Les quelques possibilités qu’elle envisageait étaient simples, voir même rudimentaires : soit il se froisserait dans sa superbe et prendrait un air outré, soit il répondrait avec un semblant de verve, soit il s’excuserait. Allons. Quelle immoralité. S’excuser. Un principe qu’elle ne comprenait pas toujours. A quoi bon présenter des excuses si c’était pour renier le fond de sa pensée et se réfugier derrière des tentures dorées d’hypocrisie ? Et pourquoi pardonner lorsque nul n’avait été outragé – ou lorsque, pire, l’on ne se sentait guère prêt à offrir l’acceptation à son interlocuteur ? Quelle idée stupide, ma foi ; ce qui est fait est fait, ce qui est dit est dit, il faut ensuite savoir accepter sans mendier d’excuses, n’est-il pas vrai ? De toute façon, là n’était pas la question. La probabilité que Poison d’Amour emprunte cette voie là était faible, même si la guérisseuse l’envisageait. Ne jamais se laisser prendre au dépourvu. Toujours tout essayer, même ce qui paraît irréalisable : quand on ne sait pas que c’est impossible, on rend possible les plus surprenants des records.

Et celui de faire s’excuser le matou était l’un de ceux qui auraient tiré un sourire de satisfaction à Muse.

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Jeu 3 Fév - 20:40

Elle. Cette chatte si belle et mystérieuse, si sadique et impitoyable. Elle, celle qu'il devait sûrement détester le plus dans tout le Clan, voir même de tous les chats de la forêt. Cette femelle qui se prétendait sadique et qui disait savoir "assommer" les autres avec ses mots douloureux ? D'accord, elle avait du caractère, d'accord, elle était différente des autres. Elle n'était pas de ceux qui suivaient sagement le cours de la vie, elle n'était pas de ceux qui se faisaient des illusions sur leur pathétique destin, celui de servir un Clan. Après tout, à quoi cela servait de se lever le matin pour aller chasser pour les autres ? Chasser et vivre pour soi était beaucoup plus intéressant. De toute façon, Poison d'Amour ne se souciait jamais des autres ; à chaque repas qu'il prenait, il mangeait une bête entière. Il se foutait que l'on soit en pleine saison des Feuilles Enneigées, que les proies se faisaient rares et que d'autres avaient besoin de manger ; non, seul lui, seul son petit plaisir à lui comptait, le reste devenait chimère illusoire avant de repartir de son esprit. Il se fichait qu'il y avait des maladies dans le camp et que certain avait besoin de manger pour reprendre des forces ; et quand quelqu'un essayait de s'opposer à lui, il le cassait en beauté. Pour en revenir à Muse Éternelle, cette chatte l'exaspérait au plus au point. Elle se pensait silencieuse et belle, sadique et indifférente ! Mais qui était-elle vraiment ? N'était-elle pas aussi grande gueule, et Poison d'Amour l'aurait prise pour un chaton venant de sortir de la Pouponnière. Elle était ridicule, à contredire tout le monde avec son petit air supérieur, elle était idiote à croire qu'elle se faisait respecter de tout le monde parce qu'elle était Guérisseuse ! Pour le guerrier gris aux yeux bleus, moins il la croisait, mieux c'était. Il n'aimait pas avoir affaire à elle. Il ne l'aimait pas, détestait ses manières de faire avec les autres, détestait aussi - intimement - qu'elle soit un grade plus élevé que le sien, même si être Guérisseuse n'avait pas trop de rapport avec ce qu'il voulait être. Ce qu'il était déjà. Le plus grand guerrier de la forêt. Évidemment elle commença avec une de ces remarques qu'elle pensait acerbes - qui ne l'était pas pour le guerrier. Que pensait-elle ? Pensait-elle vraiment pouvoir le déstabiliser avec ses paroles effrayant quelques chatons ? Lui, on ne le déstabilisait jamais. Il était fort, plus fort que tout, et bien plus puissant qu'une minuscule remarque que cette moins que rien avait lancé ! Il s'assit en remuant la queue. Un sourire malsain couvrit sa gueule, comme pour intimider la Guérisseuse du Clan de la Forêt. Comme pour lui faire peur.

- De mon piédestal ? C'est qu'en plus tu me surestimes, non ? Évidemment, puisque nous savons tous les deux que le plus fort ici, c'est moi.

Petite pause. Oui, pause ; vous croyiez vraiment qu'il s'arrêterait là ? Ce ne serait point le connaître ! Il regarda Muse Éternelle de haut en bas, de bas en haut, avec un regard de mépris et de dédain. Elle ne lui arrivait même pas à la cheville et elle parlait. C'était blasant. Presque il aurait pu s'écrouler de rire tellement c'était déroutant ; mais il préférait garder son sérieux devant elle. Pour lui montrer qu'il était au-dessus de tout cela. Lui était un cran de plus au-dessus d'elle dans la maturité et dans sa façon de faire, il n'y avait aucun doute là-dessus ! Elle se prenait pour quelqu'un qu'elle n'était pas - une sorte de princesse égocentrique à qui on devrait satisfaire ses besoins. Qui pourrait être assez niais pour avoir peur d'elle, mis à part les plus petits des chatons ? C'est qu'en plus, elle se disait détester les mômes. Au fond, ils avaient pleins de points communs ces deux-là. Ils auraient pu être bons amis ! Non, jamais Poison d'Amour n'aurait accepté de faire ami-ami avec elle ; cela impliquait aussi qu'il admette qu'il ne soit pas aussi misanthrope que cela, et ça lui était impossible. Lui, il aimait seulement le silence et la tranquillité, les autres, il s'en fichait. Mais elle se disait détester les petits alors que plusieurs fois, Poison d'Amour l'avait vu trainer avec des chatons. Il se sourit à lui-même en repensant à cela. Cette chatte était débile. Purement. Simplement. Lui, d'un côté, le chat parfait, le meilleur ; elle, de l'autre, l'ignorante, la soumise. Parfait pour l'égayer un petit peu, non ?

- Tu crois vraiment que tes remarques destinées à apeurer les chatons me font quoi que ce soit ? Contrairement à toi, je suis bien au-dessus de cela.

Il sourit amèrement en la jaugeant du regard. Et c'était parti pour un bon temps de dispute et de remarques, allez-y, applaudissez, le rideau se lève et les acteurs de la pièce sont en jeu ! Merci, merci... Enfin bref XD Le matou gris lança une sorte de grognement d'exaspération. Il n'aimait pas cette chatte, et elle ne l'aimait pas non plus. Il espérait seulement qu'il l'emporterait. Mais il ne doutait pas. Il ne doutait jamais.

Car Poison d'Amour l'emportait toujours.
"C'est moi le roi."

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Mer 9 Fév - 16:11

Elle avait toujours pensé que Poison d’Amour était le genre de félin à être beau quelque soit l’instant ; que plus que quiconque, il était obsédé par son apparence ; que la moindre fausse note dans son déguisement si parfait de charmeur hautain suffisait à le faire sortir de ses gonds ; oui, elle avait toujours pensé qu’il était beau et préoccupé par sa beauté. En toute circonstance. Oui, elle admettait sans rougir la splendeur du félin, haussant les épaules lorsqu’on lui demandait avec un rire stupide et un sourire hypocrite, mielleux et surtout dégoulinant d’une imbécillité déplorable, si elle éprouvait quoi que ce soit à l’encontre du beau matou. Oui, elle éprouvait des sentiments envers lui, sentiments nommés mépris, dégoût et dépit. Point de haine en la jolie soigneuse, pas plus que d’amitié. A croire que les sentiments ‘extrêmes’ l’évitaient comme la peste. Cela n’empêchait pas qu’elle ait un avis plus ou moins construit sur la quasi-totalité des matous de son Clan. Soupir de la Colombe, greluche hypocrite et bête comme une oie. Patte de Suie, petite enfant fragile et déjà idiote comme sa mère. Poison d’Amour, prince arrogant et obsédé par son aspect. Aussi, lorsqu’un sourire malsain, mauvais, étira ses lèvres sans aucune grâce, elle ne put s’empêcher d’éprouver une certaine déception. Ainsi donc il était si facile de perdre sa beauté ? Elle avait toujours pensé que le jour où cette discussion arriverait, et avec son lot d’insultes et de piques acides, il mettrait à point d’honneur à ne pas laisser voir à quel point il prenait plaisir à cela, car c’est bien connu, le sadisme vous rend laid. Dans ce cas-là, pulvérisez un peu de Flowers autour de vous, car comme nous le savons tous, Kenzo, le monde est beau. Il prit donc la parole, répliquant qu’elle semblait le surestimer en le postant sur un piédestal, tout en avançant qu’ils savaient tous deux que le dominant n’était autre que lui, avant de faire une petite pause. Elle haussa un sourcil dubitatif, avant de lâcher d’un ton si neutre qu’il en aurait fait pâlir d’envie une pierre :

« Tu ne t’embrouilles pas un peu dans ton beau laïus, Poison d’Amour ? »

Ramenant ses plantes vers elle d’une patte – pas touche à ma précieuse récolte, toi ! – elle l’imita, s’asseyant tranquillement face au matou, sa queue touffue s’enroulant autour de ses pattes dans un geste machinal. Tandis qu’il la détaillait d’un air dédaigneux qui lui tira intérieurement un rire méprisant, Muse Eternelle planta ses prunelles saphir dans celles, toutes aussi bleues, du matou gris. Léger choc. C’était si étrange. Ils avaient des yeux qui se ressemblaient tellement, un caractère si semblable, un physique aux mêmes avantages …

Dans le brouillard, on aurait même pu croire à un lien de parenté.

Songeuse, elle ne réagit pas en prenant conscience du long silence qui planait. Elle réfléchissait à cette ressemblance, continuant de soutenir le regard de Poison d’Amour sans vraiment le voir. Certes, elle enregistrait ses mouvements, mais n’y prêtait qu’une attention très basse, trop occupée par sa réflexion. Un lien de parenté entre eux deux lui apparaissait comme une idée débile et d’un manque de réalisme époustouflant, mais elle ne parvenait à s’expliquer toutes ces similitudes entre eux. Et surtout, elle détestait ça. La simple idée qu’il puisse lui ressembler la mettait mal à l’aise. Elle ne souhaitait à personne de se faire repousser de la même façon qu’elle, et elle était suffisamment fière de se démarquer par son cynisme ironique et sa nonchalance blasée pour se sentir étrangement impersonnelle lorsque quelqu’un lui ressemblait trop. De ce fait, la simple action de noter leurs points communs l’irrita au plus haut point. Il reprit la parole, la faisant se reconnecter doucement à la réalité. A nouveau une attaque. Elle nota distraitement que son sourire semblait amer. Il grogna sourdement, et elle entra à nouveau en scène, avec un naturel si parfait qu’il ne laissait en aucun cas penser qu’elle avait durant un si long moment été perdue dans ses pensées :

« Peut-être imagines-tu que ton divin avis a quelque effet sur l’impie que je suis, Poison d’Amour ? Désolée, je ne vois pas la supériorité de celui qui attaque et feint après d’être blasé par la défense de son adversaire. »

Toujours son ton neutre, atone.

Elle n’était pas du genre à perdre son masque.

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Dernière édition par Muse Eternelle le Ven 8 Juil - 12:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Jeu 17 Fév - 20:16

Ahah. S'embrouiller dans ses paroles, lui ? S'embrouiller dans ce qu'il disait, dans ce qu'il pensait, alors qu'il était serein ? Cette chatte était insignifiante ! Il se mit à rire fort en la regardant, elle, Muse Eternelle, la Guérisseuse de son Clan. Jamais il ne pourrait s'embrouiller dans quoique ce soit, et surtout pas dans ses paroles ! Après tout, on est le plus fort guerrier de la forêt ou on ne l'est pas. Et en l'occurrence, il l'était - du moins il le pensait - et cette chatte, qui essayait de troubler, de troubler ses plans, était complètement ridicule. Pour qui se prenait-elle d'ailleurs, pour oser le critiquer ainsi ? C'était la seule qui s'y risquait. Tous les autres baissaient la tête et le laissait passer. Comme un roi. Comme quelqu'un qu'on servait jour et nuit, comme si un voile de royauté venait se poser autour de lui. Un voile invisible mais pourtant si présent, qui l'isolait du reste du monde. Lui, le guerrier puissant, les autres, les chats "normaux". Comme ça, il ne dépendait de personne. Le voile le mettait à l'écart et il pouvait faire ce qu'il voulait. Comme un roi. Il se levait après les autres, il se foutait des règles, de la chasse et des Patrouilles, il faisait ce qu'il lui plaisait quand il voulait. Alors quand il entendait cette chatte insignifiante à ses yeux lui dicter sa conduite, pire, lui dire qu'il s'embrouillait dans ses paroles, il n'y croyait pas. Il se jouait d'elle, en riant à gorge déployée, et il se rendait compte que cela faisait du bien de rire. Lui, il ne faisait pas cela souvent, puisqu'il restait seul en général. Mais se moquer des autres, il oubliait souvent combien c'était important pour lui. Muse Eternelle était au même niveau que tous les chats de son Clan, que tous les chats en général ; il ne l'aimait pas. Elle était faible, insignifiante, et se pensait sadique. Il allait lui apprendre le sadisme, dans ce cas. Comme ça, elle ne viendrait plus pour apprendre ses leçons.

- M'embrouiller dans mon laïus ? Mais que me chantes-tu là, Muse Eternelle ? Ne serait-ce pas toi qui t'embrouillerait sur ta vision de moi ? Je suis le chat le plus puissant de la forêt, ne l'oublies pas. Tu es vraiment stupide, mais le pire, c'est que tu ne t'en rends pas compte ! Regarde, pauvre chose insignifiante. Le sadisme, c'est moi, et pas ta quelconque cruauté.

Petite pause. Il nota alors que Muse Eternelle avait reprit ses plantes et les avaient déplacées vers elle. Il riait de son air qu'elle considérait "indifférent", car il savait que personne ne pouvait rester neutre. Derrière son masque, il y avait sûrement là une chatte apeurée, intimidée, qui attendait simplement une chose ; partir et pleurer. Cela, il n'allait pas manquer de lui dire, croyez-moi.

- Je te demande simplement une chose, Muse Eternelle. Tu vas arrêter de me critiquer tout de suite et de prendre tes simples rêves pour des réalités. Parce que tu aimerais être moi, je le sais ! Tu aimerais dominer les autres, être la plus forte, non ? Mais garde tes chimères pour toi, elles te ridiculiseraient encore plus ! Il n'y a qu'une seule place de gagnant, et elle est déjà prise.

Silence. Il la regarda. Pourquoi s'amusait-il à l'attaquer comme cela, elle, celle qui finalement était la plus semblable à lui dans ceux qu'il connaissait ? Justement, ce devait être ça qui déclenchait son bouton rouge. Elle était trop... semblable. Beaucoup trop. Cette misanthropie, déjà, cette joie d'écouter le silence et de rester seul des heures durant... Cette haine envers les petits ignares qui se croyaient intéressants à venir perturber l'harmonie du silence... Ils se rejoignaient dans presque tous leurs traits de caractère. C'était presque effrayant. Vous allez me dire, pourquoi dans ce cas, s'ils avaient tout pour s'entendre, pourquoi se détestaient-ils ? Parce que l'un n'arrivait justement pas à accepter l'autre. Poison d'Amour n'arrivait pas à se dire qu'il pouvait exister une personne qui lui ressemblait. Non, pour lui, il était le seul, le meilleur, et il ne devait y avoir personne d'autre. Il soupira discrètement. Ils auraient pu bien s'entendre, sympathiser, devenir même amis, qui sait ? Pourtant, le destin en avait décidé autrement. Pour se donner une contenance - et pour montrer que malgré cela, il n'était pas le moins du monde troublé - il reprit alors :

- Tu vois, tu es exactement comme une souris. Non, je ne parle pas du physique, même si cela est vrai aussi. Les souris, elles sortent de chez elles, et puis quand elles se heurtent à un mur, elles on peur, alors elles rebroussent chemin. Toi dans la position de la souris, et moi dans celle du mur, bien sûr.

Ah que cela faisait du bien de lui dire, à cette chatte, combien il était en colère ! En colère contre elle et ses manières ! Il se délivrait d'un monstrueux poids à chacune de ses paroles, à chacun de ses mots prononcé. Il devenait un peu plus heureux à chaque fois. Il était vraiment d'une humeur machiavélique. Il n'avait qu'une idée en tête : la faire exploser littéralement. Comme ça, elle verrait qu'elle aussi était soumise, comme les autres. Elle verrait bien que finalement, elle se fondait dans la foule avec une simplicité effrayante. Qu'elle aussi, faisait partie de la foule. Il y eut alors un silence mémorable où les deux chats se perdirent dans leurs pensées. Que savait-il de cette chatte, finalement ? Rien. Il ne la connaissait pas. Il savait simplement qu'elle avait à peu près le même caractère que lui. Et que, malgré son dénigrement, elle était belle. Elle était cruellement belle, même. Gracieuse, elle marchait et se fondait dans le paysage. Silencieuse, elle marchait sans bruit, ses pattes touchant à peine le sol. Oui, elle était belle, comme lui était magnifique. Il secoua la tête ; qu'avait-il à penser à cela, maintenant ? Non, ce n'était pas possible, il n'avait pas imaginé cela, ses pensées n'avaient pas franchi la limite ?

A ce moment-là, il aurait voulu partir sous terre à tout jamais.

Il ne pouvait avoir qu'une image négative d'elle, rien de plus. Elle était trop semblable, il devait tirer un trait, ne plus penser à elle... Pourtant cela restait gravé dans sa mémoire, et le sera pour toujours. Il soupira encore. Alors quand elle lui expliqua, avec son indifférence habituelle, que sa supériorité était, en gros, merdique, il péta les plombs. Il explosa. Il aurait voulu la tuer sur le coup. Elle n'avait pas à lui dire ça, et son calme légendaire allait exploser. Il allait perdre patience. Il souffla longuement, un souffle froid, régulier. Il essaya vainement de se contrôler. Mais rien. Il resta longuement là à lutter contre lui-même, avant de reprendre enfin la parole.
Et d'exploser.

- MAIS TU NE PEUX PAS TE LA FERMER UN JOUR, SALE SOUS-MERDE ?!

A la fin de sa phrase, il prit alors conscience d'une chose.
Au fond, ce n'était pas à elle qu'il en voulait.
C'était à lui.

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Mar 22 Fév - 13:59

Muse Eternelle haussa un sourcil dubitatif lorsque son rival reprit la parole, avec plus ou moins de théâtralité, s’élançant dans un laïus aussi long que dangereux qui aurait pu se résumer par un simple ‘non, je ne m’embrouille pas dans mes paroles’. Ne jugeant pas utile de lui répondre, elle lui renvoya un regard parfaitement neutre, voir même sceptique, sans même essayer de cacher le manque d’effet que lui faisait ce petit discours. Elle releva toutefois une précision dans sa tirade qui la fit tiquer intérieurement. Le sadisme, c’est moi, et pas ta quelconque cruauté. Intérieurement, elle se sentit presque insultée. Voir même irritée. Sans laisser transpercer une seule émotion, elle passa à nouveau le visage du félin au peigne fin. Sadisme. C’était comme ça qu’il la voyait, alors ? Comme une pauvre salope ne demandant qu’à voir les autres souffrir, et, allons-y, aimant souffrir aussi, histoire de continuer dans la lignée sadomasochiste ? Et allez, continuons sur cette même lignée, elle était une sataniste et une punk. Lisbeth Salander bonjour, qui est à l’appareil ? Se désintéressant de cela, elle se concentra à nouveau sur le matou qui avait repris son discours ridicule, sûrement persuadé de sa supériorité sur la guérisseuse. Bon allez, stop tes conneries là, on sait tous que Muse l’éclate haut la main le Poison. u_u Toutefois, elle ne put s’empêcher de battre des cils deux fois devant l’aberrance de son monologue. Ah oui. Quand même. Vouloir être lui. Dominer les autres. Oh putain, il a fumé de la bonne ce matin. Elle retint un soupir fataliste. Elle était tranquillement en train de ramasser ses plantes lorsqu’il avait fallu qu’il s’en mêle et la provoque. S’il s’était contenté de passer en lui faisant un signe de tête en guise de salut et de reprendre son chemin sans lui prêter davantage d’attention, tout se serait très bien passé. Mais il avait fallu qu’il ne la cherche avec son ‘je ne pensais pas être tombé aussi bas’ qui avait ensuite abouti à une ridiculisation en puissance du félin. Lui jetant un regard songeur, Muse Eternelle se dit avec un soupir mental que le plus aberrant chez Poison d’Amour, c’était qu’il continuait de s’enfoncer à chaque mot qu’il prononçait et qu’il ne semblait pas même s’en apercevoir. Le laissant donc à ses spéculations sur sa semblerait-il évidente envie d’être lui, la guérisseuse posa son regard sur cette fichue consoude en maudissant intérieurement Soupir de la Colombe. Comme si ce n’était pas suffisamment irritant de sortir par un jour de brouillard comme cela pour aller chercher trois fichues plantes à cause d’un gamin crétin puis de se farcir le pseudo-misanthrope du clan pendant un bon quart d’heure, et encore, c’était si tout se passait bien et que le peu de réaction de la guérisseuse le faisait rapidement fuir, il faudrait en plus qu’elle se coltine les éternelles visites à la pouponnière et discussion pour calmer la mère angoissée et dont la voix inquiète pouvait atteindre des aigus insupportables. Quel programme réjouissant en perspective. Redressant les oreilles en entendant le félin grogner, elle reprit la parole de son ton toujours atone, le comparant à une divinité mais se qualifiant d’impie – donc le dieu, il l’a dans le cul, AHAHA – avant d’arguer qu’elle ne voyait pas l’intérêt d’attaquer puis de feindre d’être blasé par sa défense. En d’autre terme, elle ne voyait aucune supériorité en lui. Eventuellement celle de la taille ou de l’égo. Pas de truc vraiment important quoi. Ses oreilles se dressèrent lorsqu’elle entendit le chat expirer longuement. Allons, que se passait-il ? Le détaillant avec intérêt, sa formation de guérisseuse lui ayant donné une bonne connaissance de la physionomie féline, elle comprit vite qu’il était crispé et se retenait de quelque chose. Ou poussait à fond. Vous savez, quand on se crispe, que ce soit de douleur ou de rage, on a souvent la même tête que quand on est constipé, et par conséquent que l’on est crispé aussi. Je ne critique pas, je constate. Retenant la pique acerbe qu’elle avait sur le bout de la langue – ‘qu’est-ce qu’il se passe, Poison d’Amour, ça te fait chier ?’ (quel humour de merde. Et allez, encore un de ces jeux de mots à la con XD) – elle attendit, comprenant qu’il s’apprêtait à reprendre la parole. Ce qu’il fit. En criant plus ou moins. Ah oui, adepte du silence et de la tranquillité, vraiment ? Toujours aussi neutre à l’extérieur, elle ne put retenir un léger plissement de museau. Sale sous-merde. Joli qualificatif, ma foi, mais pas forcément le genre de truc qu’elle aimait qu’on lui dise. Toutefois, c’était assez jouissif. En plusieurs longues tirades arrogantes, il ne lui avait fait aucun effet, tandis qu’en deux phrases elle l’avait fait sortir de ses gonds. Quelle classe magistrale. Dardant sur lui son regard de glace, elle prit la parole d’une voix toujours aussi calme, quoi qu’un peu menaçante.

« Alors c’est ça, ta supériorité, Poison d’Amour ? Te mettre à hurler et à insulter dès que quelqu’un dit quelque chose qui ne te plait pas ? C’est ça, le roi du monde, le dieu de nos âmes, celui qui est le plus haut de toute la hiérarchie pyramidale ? C’est vrament ça ? Quelle chance j’ai d’être tout en bas de l’échelle, alors, en ma qualité de sous-merde impie, je peux espérer ne pas te ressembler. »

Certes, je l’admets, ça peut paraître un peu dangereux de dire ça à un félin qui fait une bonne tête de plus que soi, surtout quand on est une guérisseuse pas très très forte, mais elle s’en tamponnait l’oreille avec une babouche. S’il la cognait, il le regretterait très amèrement. Elle avait une excellente mémoire, et surtout, elle était d’une rancune extrême, et il viendrait forcément un jour où il se présenterait à sa tanière en geignant qu’il s’était fait mal, et ce jour-là, elle pourrait mettre sa vengeance au micro-onde puis déguster tranquillement. La vengeance est un plat qui se mange froid, pour Muse, signifiait surtout qu’on prend du temps à faire ledit plat, et qu’elle aurait tout le temps devant elle pour trouver les bonnes épices à mettre dedans. Comme un peu de millefeuille ou de consoude, histoire de faire passer à ce messire la plus mauvaise nuit de sa vie en rendant ses tripes derrière un buisson. Je vous épargne plus de détails sur cette vision peu printanière qu’est celle de Poison d’Amour vomissant son repas du soir. Oui, elle avait vraiment toute sorte d’atouts dans sa manche, et si elle ne cherchait pas à les montrer, ils étaient toutefois bien présents.

Tu sais quoi Poison ? Touche moi, et tu vas sérieusement déguster. ♪

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Dim 3 Avr - 16:50

Il n'arriverait pas à se contrôler longtemps, il le savait. Jamais cette chatte ne l'avait encore autant énervé, mais là, elle atteignait des sommets. Avant, ils se contentaient de se croiser, parfois de se lancer quelques remarques glaciales ; aujourd'hui, tout le dégout que chacun avait pour l'autre explosait. L'un et l'autre se défiait du regard, et elle, elle, Muse Eternelle, l'observait l'air de dire : Viens, je n'ai pas peur. Pour qui elle se prenait ? Comment osait-elle le défier, lui, le guerrier le plus puissant ? La situation était même risible tellement la guérisseuse était ridicule ; mais voyons, ne vois-tu pas que Poison d'Amour fait au moins une tête de plus que toi, et qu'il est beaucoup plus imposant ? Tu ne vois pas, toi, chatte stupide, que tu n'as aucune chance face à ce guerrier au physique imposant ? Idiote ! Tu le sais, toi, mais pour ne pas te rabaisser, tu ne dis rien. Tu te contentes de sourire et de le provoquer. Tu fais la fière devant lui, mais Dieu sait que quand il se sera jeté sur toi, qu'il te fera haleter sous son poids et crier de faiblesse, tu te rabaisseras. Et là rien ne sera plus pareil ; tu seras encore une de celle qui aura peur de lui, lui, le chat le plus puissant, tu le laisseras passer quand il sera derrière toi, tu le regarderas comme s'il était un roi, un maître. Comme tous les autres. Tu seras une de celle qui sera soumise à ses désirs. Aie peur, ma petite, car tu auras mal ; et bientôt tu le supplieras de te lâcher, tu fermeras les yeux et tu attendras la douleur ; puis tu verras ton sang couler le long de ta joue, puis de partout sur ton corps, et tu auras peur. Peur de lui, peur de toi ; car tu ne te reconnaîtra pas dans la personnalité que tu affiches en ce moment : une chatte si sûre d'elle, si glaciale... Tu regarderas la vérité en face, et comme les autres, tu te prosterneras devant le grand Poison d'Amour. Car c'est comme ça et ça ne pourra en être autrement. Jamais.

Et pourtant... Elle était là, toujours avec ce même regard indifférent, l'observant bien de haut en bas. La fourrure du guerrier gris se hérissa, et il cracha par terre en la fusillant du regard ; baisse les yeux, petite, baisse les yeux, soumise que tu es ! Ne me regarde pas comme cela, tu sais bien que tu es ridicule ! Poison d'Amour se demandait quand même ce qu'elle pensait de lui. Après tout, cette chatte était si différente des autres... car même si elle n'allait pas tarder à avoir peur de lui comme tout le monde, elle ne lui avait jamais montré de crainte, même s'il ne doutait pas qu'elle en ressentait quand même. Quand je t'aurai, toi... Elle lui répondit en le fixant dans les yeux d'un air glacial, d'un ton un peu plus menaçant maintenant - commençait-elle à perdre son calme ? Et lui d'enchaîner rapidement, en riant :

- Comment cela ? Ma supériorité laisse à désirer ? Et la tienne, Muse Eternelle, et la tienne ! Au moins tu avoues que tu es faible, que tu es en bas de la pyramide, mais je ne pensais pas que je m'adressais à une chatte aussi stupide. Je pensais que tu étais assez saine d'esprit pour reconnaître que, au moins, un mâle prendrait rapidement le dessus sur toi lors d'un combat. Et encore plus quand le mâle en question, c'est moi. Mais apparemment non, tu te crois puissante avec tes remarques que tu lances soit-disant sans rien ressentir ! En fait, je le sais, on ne me la fait pas à moi. En fait, tu trembles de peur, Muse Eternelle.

Muse Eternelle, la Guérisseuse qui faisait au moins une tête de moi que lui, complètement inexpérimentée en matière de combats, osait s'opposer à lui. Risible, sa tentative pour le déstabiliser ; ridicule, ses mots et son expression qu'elle disait neutre, alors qu'en réalité elle avait peur. Elle, cette chatte si stupide, avait osé rire de ses mots, avait osé le défier de la toucher, elle allait être servie. Poison d'Amour allait se jeter sur elle, en faire de la bouillie d'asticot, il la ferait saigner, il l'entendrait crier et demander du secours, et en pleurant elle lui demanderait grâce. Il la verrait se soumettre à lui. Il serait heureux, encore ; il avait envie de la voir se décomposer, telle un fleur se fanant, telle une vague se jetant sur les rochers. Il avait envie de l'entendre crier, ah ! et là il rirait, il se moquerait, il lui dirait qu'elle n'aurait jamais dû s'opposer à lui, et qu'il était définitivement le meilleur guerrier de cette forêt. Il voulait la voir se contorsionner sous la douleur, grimacer de rage, d'effroi, avant de la voir mourir. Oui, encore, il avait envie de tuer, de régner et de montrer sa puissance. Comme souvent ces derniers temps. Il voulait se laisser aller, la faire souffrir, puis faire souffrir tout le monde autour de lui ; il voulait entendre hurler de peur, il voulait que l'on pleure devant lui en le suppliant d'arrêter. Il voulait rire de tout cela. Au moins, ils comprendraient tous à quel point ils étaient ridicules de se mettre au travers de son chemin.

Pourtant, quelque chose le freinait.
Quelque chose qu'il n'arrivait pas à discerner.
Quelque chose qu'il avait déjà connu, mais qu'il n'arrivait pas à identifier.

Il recula. Il avait envie de la tuer, mais il en était incapable. Il aurait voulu partir à tout jamais, à ce moment-là. Il s'en voulait de la regarder, il s'en voulait de l'avoir croisée et de l'avoir insultée, il s'en voulait d'être là, maintenant. Oh, Muse Eternelle, tu ne sauras sûrement jamais le trouble que tu installes chez ce chat sadique, qui pourtant, a un coeur. Tu ne le sauras peut-être jamais, car tu es la grande ennemie de Poison d'Amour. Tu aurais dû le rester. Il le sait, il te déteste, il te haïs, il ne peut te voir.

Alors pourquoi cet autre sentiment, si étrange, qui l'envahit quand il pense à la belle Muse Eternelle ?

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Jeu 7 Avr - 20:08

Alors quoi, grand Poison, on ne supporte pas qu’un de ses fidèles vous regarde droit dans les yeux ? Retenant un léger ricanement, elle laissa toutefois ses babines s’étirer en un léger sourire tandis qu’il se détournait pour cracher par terre – pas du tout gentleman et crade avec ça, mais quelle parodie – sourire qui s’effaça tout naturellement lorsqu’elle devina qu’il s’apprêtait à se retourner vers elle. Il la fusilla du regard avec cet air caractéristique des brutes habituées à ce qu’on leur obéisse aveuglément et irritées de voir leurs proies se défendre avec plus de coriacité que prévu. Sans se départir de son calme, elle répondit d’un ton légèrement plus menaçant à ses cris, ce à quoi il répondit par un grand éclat de rire qui parut presque dément après ses coups de colère. Bon dieu mais quel malade celui-là, capable de passer de la haine à la grosse marrade en deux temps trois mouvements ! Et …

« Bon sang mais quel crétin celui-là, il percute pas qu’il se répète ? o.o »

Murmure ébahi tandis que la guérisseuse se reprenait, gommant sa mimique surprise – et oscillant entre le dégoût et l’éclat de rire, on va pas le cacher XD – et hésitait un instant sur la conduite à suivre. Avant de se décider immédiatement et de se relever avec souplesse pour foncer sur le matou et lui balancer une patte en pleine gueule. Que de délicatesse et de galanterie dans ce geste altier, griffes rentrées qui plus est. A comprendre qu’elle voulait juste le sortir de son délire douteux et le ramener sur la terre. May day, may day, Houston, on a un problème, le pilote se croit le plus grand félin de ce bas-monde, remettez-lui les idées en place bordel, c’est la loose si Neil Armstrong est un crétin égocentrique à la Poison d’Amour ! En plus il a l’air totalement absent, che passa, des problèmes familiaux, d’alcool, que dis-je, de drogue ? Mon dieu Panda, tu as pas eut les préventions en cours, attention le cannabis c’est pas bien dangereux itou ? Allez go, tata Muse – tata ? genre elle a une sœur elle, sa mère est morte en couches et elle était la première gamine o.o – va s’occuper de ton éducation, trop cool. Se plantant devant lui, elle l’obligea à soutenir son regard de glace en se postant pile devant son nez. Trop cool, on peut se faire un bisou. XD Mais non allons, ne fantasmez pas, ou écrivez une fanfiction intime pour ne pas que je vienne vous castagner (a), Muse n’aimera jamais ce gros boulet enfin. Bref, après lui avoir balancé sa patte dans la tronche – on appelle ça une gifle mais bon, animalement parlant ça passe pas je crois XD – elle prit la parole d’une voix basse et agressive, décidant que trop, c’est trop, et qu’il est temps de gueuler une bonne fois pour toute :

« Bon allez sors de ton délire, gros tas de poil. Réveille toi un peu, t’es plus que ridicule, tu te fais passer pour encore plus con que tu n’es, et c’est dire, alors arrête de faire chier le monde autour de toi et sors de ton trip ! Tu te crois supérieur ? Supérieur à quoi, à un tas de laquais serviles et obéissants qui te regardent des étoiles dans les yeux sous prétexte que tu as un joli minois et un beau cul ? Sérieusement, Poison d’Amour. Sérieusement. Tu crois vraiment qu’il y ai quoi que ce soit en toi qui te fasse te sentir supérieur ? Tu vois, c’est ça la différence entre toi et moi. On est au même niveau, mais moi, je m’en fiche. Tu peux être au dessus de moi, je m’en branle comme de ta tanière conquête amoureuse, sans vouloir paraître atrocement vulgaire. J’en ai strictement rien à foutre d’être plus bas que terre. Rien à branler. Rien à tamponner. Conjugues avec tous les verbes que tu veux pour faire un peu d’entrainement à tes neurones si ça te chante, mais capte l’idée générale. Je me fiche bien d’être la dernière ou la première, tandis que toi, tu n’as qu’un but dans la vie. Être en tête. Toujours en tête. Sans cesse, sans arrêt. Parce que ta vie sans le prestige et la gloire, c’est rien, juste du vent et des faux semblants. T’as pris goût à la supériorité un jour, depuis, t’es comme tous les drogués, accro, et tu tuerais pour goûter encore un peu à ça. Et moins t’en as, plus tu te sens mal, plus t’es en manque. »

Elle marqua une courte pause pour ménager son effet – et non pas pour respirer, car Muse, comme tous les êtres supérieurs de ce monde, est capable de déblatérer à très grande vitesse pendant un temps infini – puis reprit.

« Et tu sais ce qui est le plus regrettable, Poison d’Amour ? fit elle en insistant bien sur le nom. C’est que dans ton cas, on est irrécupérable. Drogué jusqu’au bout des ongles. »

Nouveau silence.

« Pourri jusqu’à la moelle. »

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Lun 29 Aoû - 14:01

En fait, c'était très énervant.
C'était très énervant d'hésiter. En plus, il n'en avait aucune raison. Il ne pouvait supporter qu'on le dévalorise, et Muse Eternelle, la Muse Eternelle, la grande gueule du Clan, le faisait. Alors ça, c'est le genre d'individus qui fait que le poil du guerrier gris se hérisse brusquement, et qui le met très en colère. Il ne peut supporter ça, car après tout, il est le meilleur guerrier de la forêt. Le plus puissant. C'était d'autant plus énervant car Muse Eternelle le provoquait, provoquait chez lui des sentiments étranges dont il n'avait plus l'habitude, et lui se laissait déstabiliser par cette chatte ô combien méprisante. Jamais il ne l'avait aimé, il y avait toujours eu cette haine à son égard ; jamais il n'avait été son ami, de toute façon elle n'aurait jamais voulu non plus. Alors pourquoi ? Pourquoi cette hésitation maintenant, alors qu'il pouvait simplement lui sauter dessus et en découdre ? Le pire, c'est qu'elle voyait bien qu'il y avait ce trouble en lui, et elle prenait l'avantage sur lui. Ou plutôt pensait prendre l'avantage, car Poison d'Amour ne lui en donnerait pas l'occasion. Jamais. Jamais il ne la laisserait se dandiner en le regardant de haut, jamais elle sera en haut de l'échelle et lui en bas à la regarder ; non il aura toujours du mépris pour elle, et il restera à jamais supérieur à elle. Et à tout le monde. Car il ne donnera la possibilité à personne, une fois en haut, de l'atteindre.

Alors il décida de prendre sur lui et de se contrôler.
D'enfiler, pour la énième fois, le masque qui le suivait depuis si longtemps.
Il avait envie de lui sauter dessus et d'en finir, cependant le combat serait trop inégal. Alors il se retenait, retenait ses pulsions, et se contentait de la regarder d'un regard noir. Pour le moment. Jusqu'à ce qu'il explose et qu'il lui crache à la figure ce qu'il pensait d'elle, et qu'il se fichait totalement de ses opinions sur lui. Il était solide, mais derrière son masque il était fragile. Si on le bousculait, il tombait, se cassait, se brisait, telle une sculpture de marbre. Devant lui, Muse Eternelle se mit à rire étrangement, en lui disant qu'il se répétait. La colère monte. Mais il se tait, il se contient encore, il laisse les sons de chaque phrase de la chatte s'infiltrer un peu plus loin en lui, jusqu'au moment où il explosera et lui crachera tout ce qu'elle mérite. Mais pour le moment, il garde encore le silence. Il ne lui répond pas, plante ses griffes dans le sol pour aider à se contenir. De toute façon, elle était bien ridicule à répéter toujours les mêmes phrases monotones. Il fallait qu'il l'ignore, elle n'était rien, elle était ridicule et méprisable, et lui était bien plus supérieur. Elle se prenait pour qui, à lui parler de telle sorte ? Elle n'était pas supérieure à lui hiérarchiquement, et elle ne le sera jamais, car elle n'avait pas la capacité d'avoir le pouvoir. Contrairement à lui, elle restera à jamais en bas de la pyramide, œuvrant avec ceux de son niveau, les faibles, tandis que lui, il deviendrait le grand Poison d'Amour. Le grand et respecté chat du Clan de la Forêt, le maître, le guide. Les autres suivraient ses pas sans broncher. Il les guiderait.

Le tirant de ses pensées, la chatte lui donna ce qu'on pouvait appeler une gifle version féline, qui fit re-cracher le chat gris du Clan de la Forêt. Oui oui Poison est un vrai gentleman mais la gamine qu'il avait devant lui avait le don de l'énerver, et quand monsieur s'énerve, il le fait savoir. Nan mais sérieux elle avait besoin d'une rééducation cette chatte, elle comprenait pas que provoquer le plus grand guerrier de la forêt était dangereux ! C'était peut-être elle finalement qui abusait de drogue illicite distribuée par des chats illégaux et méchants – puisque j'ai eu la prévention je le sais ! - mais quand on sait que la tentation est grande... ! Non mais mon Dieu. Franchement moi je dis, Muse, reprends-toi, le Bisounours gris va finir par vraiment péter un câble là XD Non mais je sais pas, c'est comme si on avait un panda et une fourmi l'un en face de l'autre, qui gagne ? Ben c'est le panda évidemment ! Demandez à Madame Fourmi elle peut vous l'assurer 8D Eh ben voilà, ce gros déséquilibre était exactement le même ici, dans la situation présente. Ca faisait même cliché là, la petite provocatrice sautant sur le chat bien plus gros et plus fort qu'elle ! M'enfin les clichés font partis de la vie de tous les jours. Mais bon, parfois ils sont quand même risibles, ridicules, et celui-là en faisait parti ! Muse se posta juste en face de Poison, ce qui lui valut une belle pensée perverse pendant deux secondes – non ce n'est pas Panda c'est Poison, hein (a) Panda pas être perverse ! Juste deux secondes, le masque s'était entrouvert un petit peu, une simple brèche, qui lui avait suffit. Suffit pour comprendre que non, il ne pouvait pas l'aimer, qu'il la détestait, qu'il la vomissait, qu'il la haïrait toujours. À son goût d'ailleurs, elle avait une haleine de chacal, mais bon on s'abstient de le dire ça xD
C'est avec une monotonie gravée sur son visage qu'il écoutait les paroles de la chatte en face de lui. Bon alors vraiment, il l'écoutait d'une seule oreille. Putain mais elle est chiante elle avec ses mots, elle me les brise là sérieux, elle peut jamais se taire ? Soupirant, il gratta le sol un peu plus pour se détendre – n'oubliez pas qu'elle lui avait infligé une gifle féline, et qu'il allait prendre sa revanche. x] – et se mit à sourire. En fait elle comprenait pas qu'il s'en fichait, qu'il en avait rien à foutre, c'était ça le plus marrant ; elle s'égosillait pour rien à essayer de lui expliquer. Mais lui expliquer quoi au fait ? Qu'il était con et qu'il s'était idéalisé ? Elle allait aussi lui apprendre la vie, la vision des choses et sa vision de lui-même ? Mais ahahahah quoi.

« Bon, alors, c'était très drôle, ma chère Muse Eternelle, merci pour ton petit discours, ton numéro était parfait. Ce qui était très drôle surtout, je pense, c'est que tu t'égosillais pour rien parce que franchement j'en ai rien à branler de ce que tu dis, tu sais. J'ai ma vision des choses, de moi, t'as la tienne, mais viens pas m'expliquer la vie car quand on est une ratée dans ton genre on vient pas se la ramener. Sérieux à t'entendre je devrais t'envier de ta modestie ou je ne sais quoi d'autre, je devrais t'envier de ton sort et gna gna gna. Mais c'est quoi ça ? Je devrais t'envier de ne pas être drogué ou de ne pas être con ? Mais tu fais fausse route ! Quand on rate sa vie, qu'on n'est pas content de soi, on vient pas pourrir celle des autres ! Je suis réaliste, pas drogué, et en l'occurrence là ça doit être toi qui as abusé de drogue illicite, pour croire que, petit un tu allais refaire mon éducation en te servant de la tienne, qui n'a rien à envier au passage, et petit deux, tu avais une chance de t'en tirer en combattant contre moi. Ahahah. C'était trop drôle le coup de la gifle, le spectacle était vraiment à la hauteur de mes espérances ! Tu es vraiment aussi conne et désespérante que ce que j'imaginais, et j'ai vraiment beaucoup ri, merci bien. Bon le point négatif est juste que j'ai envie de vomir après avoir autant senti ton haleine qui pu le fromage pourri, mais le spectacle rattrape ! »

Il marqua un petit temps d'arrêt pour reprendre son souffle et pour calmer les petits gloussements de rire qui s'échappaient de sa gorge. Oui parce que les deux combinés, ça allait finir par l'étouffer, ça serait con non ? Oui allez, les fans de Poison disent que ça serait très dommage – même si ses fans doivent être limités XD – qu'il meurt de façon prématuré et avant de mettre une raclée à Muse, alors il s'arrête, sous ordre de sa narratrice adorée qu'il aime fort, parce que sans elle il serait pas là le petit Poison. ET MA GUEULE. XD Bon quand même, il lui avait finalement sorti ce qu'il pensait de son haleine, une chose en moins sur le coeur. Allez, autant tout déballer puisqu'on y est quoi, je sais pas, c'est une explication, alors expliquons-nous, hachons-nous la tête et taillons-nous les côtes 8D

« Franchement toi sors de ton délire, et pas le contraire. C'est fini le temps où maman te racontait des histoires dans la Pouponnière, tu es une guerrière maintenant. Alors reviens parmi nous parce que t'es en train de sombre dans une sorte d'utopie irréalisable. »

Cette fois il fit une pause pour ménager un peu le suspens insoutenable – oui insoutenable mes amis – qui flottait. Il n'avait pas fini sa tirade, donc, suspens, que va-t-il dire maintenant ? Vous le saurez après cette page de pub mes amis ! Nan c'est pas vrai ^^ Il se mit à tourner autour de Muse Eternelle, toujours avec ce sourire malsain, froid et supérieur. Il s'imposait en tant que chat puissant, c'était tout. Fallait bien s'y faire, Muse, et ouvrir un peu les yeux.

« Pour finir, je voulais te dire que ce que tu penses est faux, car les chats ayant pour but de rester en bas de l'échelle ne sont pas les plus respectés, mais les plus cons. Je m'explique, moi j'ai pour but de devenir le plus puissant, je m'entraîne donc à ça. Les chats s'entraînant pour rester en bas, ça devient quoi ? Des merdes, voilà tout. Donc ma petite, sois tu ouvres gentiment tes minuscules yeux en acceptant la réalité, sois tu restes une sous-merde toute ta vie. Tu vois, moi j'ai grandi, j'ai fais la différence entre ce que le guerrier Bisounours qui respecte tout et gna gna gna peut devenir avec le guerrier impassible, froid et puissant. Les deux commencent en bas mais le deuxième finit en haut. Si je devais te mettre dans une catégorie, en mettant que la première s'appelle « Les faibles », et la deuxième « Les forts », tu serais... eh bien dans la troisième, que je n'ai pas encore mentionné, la catégorie « Sous-merdes irrécupérables ». Parce que oui, moi, je ne changerai jamais d'avis, je suis un irrécupérable chat tout puissant, mais au moins c'est intéressant d'être puissant. Toi tu es irrécupérable, mais tu es tellement conne que même un boulet s'aperçoit qu'il est assis à côté d'une merde qui pu à trois cents kilomètres à la ronde. »

Et ni une ni deux, il lui sauta dessus, manquant au passage de trébucher sur une branche – mais il effaça bien vite ce déséquilibre, car Poison tient toujours droit. Il tenta de la griffer au cou mais manqua sa cible. Il tourna autour d'elle en galopant, avant de fondre à nouveau sur elle et de lui donner la même « gifle » que celle qu'elle lui avait asséné. Mais en sortant les griffes et en effleurant son nez au passage, sinon c'est pas drôle. Légèrement essoufflé, la queue en panache et la gueule entrouverte, il lui ria au nez. Non vraiment il s'éclatait le Poison d'Amour, puis il fallait dire qu'elle le faisait bien rire, cette petite inconsciente. Elle croyait qu'elle l'atteignait, elle ne faisait qu'ouvrir et refermer une minuscule brèche dans son masque, qui passait finalement inaperçue. Non vraiment il s'en fichait, il était trop haut, la différence était trop énorme entre eux pour qu'il fasse attention à ses propos.

« Tu vois Muse Eternelle, c'est ça la puissance. J'en ai rien à battre de tes commentaires, je suis déjà bien haut, tellement que je pourrais m'envoler. Toi, tes ailes n'ont même pas commencé à pousser, et jamais tu arpenteras le même chemin que moi. Jamais tu n'auras le droit de goûter à la puissance et au plaisir d'exister. Tu resteras toujours la même chatte inoffensive et impuissante. Alors que moi je serais haut, bien haut au-dessus de toi. »

La narguant d'un regard provocateur, il se rassit, étant d'une attitude posée et placide.
Puis, il asséna la dernière phrase de son discours.

« Peut-être que de là-haut, je te balancerai des cacahuètes pour que tu me racontes des blagues et pour que tu me fasses encore rire, qui sait ! »



[Putain, 2111 mots, pour un premier RP après les vacances... O_o Mais il est trop marrant ce RP je me suis troooop éclatée XDD]

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Lun 29 Aoû - 20:09

Connaissez-vous ce sentiment profond qui s’encre intimement en vous, lorsqu’un être, par sa simple vue, vous inspire les plus sombres pulsions ? Un besoin imminent de vous jeter sur lui, pourvu de toute votre haine, de le frapper et de l’humilier jusqu’à ce que mort s’ensuive ? Connaissez-vous donc ce murmure aux tréfonds de votre être qui vous souffle de lui faire payer tout ce qu’il vous a fait, de vous venger si fort qu’il en restera marqué toute votre vie ? Ce sentiment sourd qui gronde en vous comme une bête monstrueuse tapie dans son antre, ce sentiment si puissant qu’il vous semble voir une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête de l’être qui vous l’inspire, celui-là même que certains nomment « haine pure ». Plus le temps passe et plus ce sentiment s’incruste au plus profond de votre être, y créant une plaie béante, purulente, ce genre de blessure qu’on titille toujours en guettant son évolution pour attendre le bon moment pour amputer. Pour s’en débarrasser. Pour se venger. Et croyez-moi, en matière de vengeance, ce n’est pas Muse Eternelle qui manque d’idée. Ecoutant Poison d’Amour en sentant sa haine et son mépris grimper chaque instant au cran supérieur, sentant que ça précéderait l’un de ses plus beaux éclats. Allez vas-y, espèce de gros salaud, éclate toi. Vas-y, étouffe toi en ricanant. Elle détestait son rire mêlé de gloussement qui le rendait encore plus pathétique qu’il ne l’était déjà. Elle détestait son faciès plissé dans une parodie de rictus. Elle détestait cette perte de contrôle de lui-même, son éclat de rire qui le faisait passer pour fou, elle détestait son être tout entier. Elle le détestait, mais en aucun cas, elle n’aurait peur de lui. Restant droite comme un piquet, les muscles légèrement tendus pour détaler en cas d’attaque, ce qu’elle aurait détesté faire, elle le garda dans son champ de vision, attentive, tandis qu’il tournait autour d’elle. Une sous-merde irrécupérable. Un boulet qui pue à trois cent mètres à la ronde. Ses babines se tordirent dans un rictus tandis qu’elle laissait échapper un petit rire sardonique.
Qui s’arrêta dès qu’elle perçut un mouvement à la périphérie de sa vision. Il se jeta sur elle, trébuchant comme un abruti sur une branche, avant de se jeter sur elle. Immédiatement elle se recroquevilla en une boule compacte et hérissée, rentrant le cou comme une tortue, se dépliant comme un ressort lorsqu’elle sentit son poids s’alléger. Il se mit à courir autour d’elle avant de se jeter sur son museau, assénant une griffure le long de son nez. Le long de la plaie courut une douleur intolérable, et elle recula de deux pas, se tapissant sur le sol en feulant, prête à répliquer s’il réattaquait. Mais non. Il reprit son monologue, aussi elle se redressa lentement, avec méfiance.

Il l’avait touchée. Ce salaud l’avait touchée.

Elle détestait qu’on la touche, qu’on l’effleure, qu’on empiète son espace vital. Elle ne demandait que de l’air, du silence, de la solitude. L’agitation, le contact des autres, la vue des autres, le bruit, c’était toutes ces choses qu’elle détestait au plus haut point. Quand on est toute petite et que notre seule défense réside dans notre répartie, on finit par détester tout contact physique, autant les manifestations d’affection subites que ceux qui vous agrippent pour vous gueuler dessus. Alors qu’on se jette sur elle la rendait encore plus sauvage qu’avant, plus violente, plus haineuse. Elle frissonnait encore de ce contact qu’elle avait détesté, plus encore qu’elle détestait celui des autres, car il lui semblait qu’en la touchant il avait laissé sur elle un peu de tous ses défauts. Elle se sentait salie, comme si on avait jeté sur elle la même peinture que celle qui avait servi à colorer le pelage de Poison. Emplie de cette haine froide et contenue, Muse Eternelle le fixa, le nez barrée par la griffure. Le sang coulait doucement le long de son museau, salissant ses babines et donnant un goût métallique à sa salive. C’était sur ce goût-là qu’elle concentrait tout son être, pour y puiser toute sa haine, tout son mépris, toutes ces émotions qui se bousculaient depuis toujours en elle. Il était temps, temps enfin qu’il paie pour tout le monde, lui qui en un seul être réunissait tout ce qu’elle détestait de la société : la cupidité, la perversité, l’hypocrisie, l’arrogance, l’égoïsme, le mensonge à soi-même, l’inculture. Et avec ça il se prétendait misanthrope. Gros fake. Gros con ouais. Elle comprenait que Fleur d’Eté ai préféré crever que de … Fleur d’Eté. On en avait parlé à Muse, il y avait longtemps. L’Erreur avec un grand E.

« Ca y est ? »

La voix basse, sourde et calme de Muse résonna à peine dans le silence tendu qui s’était installé.

« Ca y est, Poison, tu t’es déshydraté à force de gaspille ta salive dans tes conneries ? T’as vu tes arguments bon sang ? Une haleine de fromage pourrie, comme c’est beau, je suis sûre qu’à la pouponnière ils sortent déjà des insultes autrement plus développées. Bon allez, ça y est, c’est bon, tu es remonté sur ton petit piédestal pour t’y jucher de peur que quelqu’un ne t’attrape la cheville et ne tire ? Tu t’es réfugié bien en haut de ton trône, ta carabine en main, pour flinguer le moindre qui te jette un regard ? Mais dis-moi, Poison, dis moi seulement, lorsque qu’il ne te suffira plus d’être un porc pervers, arrogant, hypocrite, cupide, égoïste, inculte et qui ment tellement au monde entier qu’il se ment à lui-même, oui, quand être cette chose ne te suffira plus et qu’il te faudra en plus le regard des autres, tu crois vraiment qu’on te l’accordera ? Tu vois, c’est ça, la différence entre toi et moi. Moi, je suis une ratée, mais ce n’est pas grave, parce que je m’en fiche. Tandis que toi, tu ne fais que te ridiculiser. Tu creuse, tu creuse. Fais gaffe, tu vas finir par toucher le noyeau vu la profondeur où t’es. Les reines parlent de toi dans la pouponnière, mais pour dire qu’elles ne se feraient sauter par ta personne que pour le physique, sûrement pas pour l’esprit. Mais ça tu n’en as cure, parce que n’oublions pas, tu es un grand misanthrope qui s’arrête à chaque personne qu’il croise pour palabrer, histoire de montrer qui est le plus fort, et surtout d’être sûr que tout le monde le respecte. Oh oui, quel beau misanthrope qui se fiche de l’avis des autres, c’est d’un réalisme fou. Les anciens qui viennent me voir se plaignent qu’ils ne peuvent pas reprendre des forces parce qu’à toi seul tu mange plus qu’eux tous réunis. Ils ont même déjà manifesté l’envie d’imbiber tes festins de bile de souris pour te faire plaisir, ils sont sûrs qu’un petit arrière goût comme celui-ci te plairait fortement. Tu sais, je crois qu’au clan, il n’y a personne qui t’apprécie. Même notre ancienne guérisseuse et ses enfants te méprisent, aujourd’hui. Alors dis-moi seulement, Poison, à quoi ça te servira d’être le plus fort de la forêt, si la forêt tout entière décide d’être contre toi ? Tu crois vraiment qu’à toi seul, tu la vaincras ? »

Il y eut un léger silence et elle susurra à son oreille :

« Tu crois vraiment que tu seras capable de vaincre une forêt entière, alors que tu n’as pas été capable de sauver Fleur d’Eté d’un simple blaireau ? Allez, te mine pas mon pauvre, on le sait tous ça, qu’elle est morte à cause de toi, parce que tu n’as pas su la protéger. La pauvre, elle aurait eut une si belle vie, elle était gentille comme un cœur, c’est si dommage qu’elle ait eut de mauvaises fréquentations, maintenant elle en est morte ! »

Alors mon Poison, tu aimes ? C’est ça, le goût de la vengeance, cette tarte qu’on prépare avec tant de soin, qu’on peaufine en glissant une poignée de clous bien acérés, des bouts de verres, du gravier et de l’acide au fond, avant de te l’envoyer en pleine gueule. Ca te plait ? Je t’en préparerai tout plein d’autre si tu veux, t’inquiète pas mon petit j’ai un bon stock de haine envers tout ce que tu représente.

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Localisation : Ah, tu veux venir me voir ? Comme c'est gentil ! Bon, d'abord, en partant de chez toi, tu prend la première à gauche. Ensuite, la cinquième à droite [ Fais attention, ya priorité à droite sur tout le long de l'avenue ]. Au rond point, tu prend la deuxième sortie, tu continue un peu. Au carrefour, c'est à gauche. Tu continue sur... 200 mètres environ. Là, t'as une pitite maison verte. Tu la voie ? Bien, tu toque. Tu es chez une amie de la tante, de la soeur de ma mère ! Donc tu lui demande comment aller chez la cousine du grand père de mon père. A ce moment là, elle te dit de prendre la cinquième à gauche, puis la troisième à droite. Tu prend ensuite l'autoroute [ A gauche, sinon tu repars dans l'autre sens ]. Tu sors à la sortie 28 ter [ Pas la bis, tu tomberais au Royaume des Morts ! ] Là, tu sors, tu prend au rond point à la huitième sortie. Tu continue sur environ trois kilomètres. C'est une route de campagne ! Et là, tu vas voir une caravane [ Seulement entre le 5 et le 7 juillet 1998, après, elle y est plus ! ] Et là, elle te dit de faire demi-tour, et de refaire tout ce que tu viens de parcourir, et tu atterris chez toi ! Comment, c'est pas là où tu voulais aller ?

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Mer 15 Fév - 7:42

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MessageSujet: Re: Ce somptueux concerto ▬ Pv   Aujourd'hui à 6:55

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