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 You're poison runnin' throught my veins.

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Muse Eternelle✖ Perdu dans la forêt ✖
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MessageSujet: You're poison runnin' throught my veins.   Mer 2 Nov - 13:56

Pour une fois qu'j'ai envie d'faire quelque chose. v.v
Bah alors j'vais poster ici deux trois nouvelles, la plupart pas bien récente, vu que c'est un fait communément acquis, je n'écris plus, pas l'temps, pas la motivation, puis pas la détresse nécessaire aussi. x) Puis les dernières nouvelles que j'ai tapée j'l'ai ai écrites en deux semaines, c'blasant quoi. Même si j'les aime bien. C: La plupart sont assez tordues, assez tortueuses ... Qui est-ce que ça étonne ? De tous les temps les gens se sont penchés sur les malheurs du monde, pleurant leur ô insupportable vie dans des biographies dégoulinant de figures de style dans le but soit respectable de montrer aux gens l'horreur du passé - mes pensées vont droit vers Primo Levy et son autobiographie Si c'est un homme, qui traite de l'horreur qu'il a vécu durant la seconde guerre, enfermé dans un camp - ou dans celui, nettement moins honorifique, d'attirer bêtement l'attention sur soit. Je pense tout simplement à ces nuées d'hommes politiques qui pondent des romans sur leur vie, dévoilant les détails de leur intimité qui intéressent le grand public mais ne le concerne pas outre mesure. Stupide humanité. Pour cette simple raison, je ne mettrais ici que le peu de nouvelles que je juge apte à être dévoilés, même si je sais bien que beaucoup auront vu les autres durant cette époque où j'étais abrutie au point de pleurer ma vie dans les bras du premier venu.
Pour ceux qui ont une bonne culture, oui, j'ai tiré mon titre d'une chanson, mais le poison dont je parle ici n'est pas le même que celui dont traite le chanteur. Difficile de se planter, l'amour à mes yeux est loin d'être un poison - quoi que ... - et c'est plus mon amour de l'écriture qui s'apparente à ça. La preuve ? Même si je ne tape plus de nouvelles, on voit mon incapacité à m'empêcher de taper des pavés en rp, ou mieux, une introduction à une stupide galerie d'écriture. :C
Bref voilà quoi. /o/

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MessageSujet: Re: You're poison runnin' throught my veins.   Ven 4 Nov - 20:56

Bal masqué


Nous sommes ceux qu’ils appellent la génération perdue, ceux qu’ils méprisent et dédaignent, ceux qui fréquentent la rue ; mais nous sommes ceux qui se rient de la Faucheuse, ceux qui vivent et qui s’amusent. Après d’innocents jeux et quelques bières, nous voici partis pour paris et jambes en l’air. Le règne d’Hécate comme celui d’Hélios est sujet à mille et un jeux dévergondés. Les règles sont pures futilités, le politiquement correct largement bafoué. Le monde est nôtre, l’autorité notre malheur. Notre déesse est impie, notre Reine baptisée Anarchie ; notre vie se nomme luxure et amusement, dans ce monde de paresse et faux-semblants. Chaque jour est nouvelle découverte, chaque nuit maîtresse des fêtes. Nous sommes les enfants de la liberté, ceux que la vie a appelés et voulu voir jouer. Tentez donc de nous arrêtez et de nous brider ; essayez seulement d’éteindre ce brasier libéré ! Nous refusons de répéter tous vos discours, nous les avons oubliés tour à tour. Clamez que notre vie est souillée, que le Malin nous entraine dans son monde tant détesté : nous n’en tenons cure, nous nous fichons de vos murmures. Nous sommes fous et ivres, comme vous le prétendez ; fous d’avoir tenté, ivre d’avoir réussi notre épopée. Désormais, vous pouvez disposer ; aujourd’hui, c’est notre tour de régner. Notre royaume sera abondance de bonheur et de jeux, notre police celle des Hommes libérés : point de malfrats ou de voleurs dans un monde où l’argent ne compte guère, point de soldats non plus ni de guerres ! Nous allons relever ce monde sur le déclin, cette société qui n’entend rien, et ces frasques que vous pointez aujourd’hui du doigt seront demain la tuile de votre toit. Et surtout n’oubliez pas : nous sommes la génération perdue, celle qui se drape dans ses rêves utopiques d’enfant débauché. L’alcool et la fumée qui s’élèvent de nos cigares brouillent nos esprits, ces femmes aguichantes plus encore, ces hommes prometteurs nous aveuglent, nos jeux mutins subliment cette perdition. Et dans un tourbillon de rire, la fête continue, résonnant de nos éclats et de nos cris. Nos cœurs se gonflent sous ce vent radieux, nos visages reflètent notre abandon délicieux. Nous aimons cette ambiance survoltée, ces débandades effrénées. Nous sommes plongés dans notre monde coloré, à des lieux de votre univers délabré, et le moindre de nos ébats nous entraine sans cesse dans son sensuel règne. Rires et plaisir sont notre quotidien, nos amusements ne manquent de rien. Tantôt l’on se poursuit dans les labyrinthes éthérés des ruelles, tantôt l’on vole main dans la main sous l’effet d’une poudre surnaturelle, tantôt nos nuits sont courses-poursuites dans les rues de Paris, tantôt elles sont tendresses et discutions polies.
Mais de tous nos jeux, de nos mille et unes frivolités, notre préféré se nomme bal masqué.

Bal masqué où l’on peut se déguiser comme l’on se travestit chaque jour. Bal masqué où l’on peut cacher notre visage comme on dissimule nos secrets. Oui, merveilleux bal masqué, sublime bal masqué, parfait reflet de notre monde à nous ! Tout n’y est que mensonges et improvisation, chaque jour sublimé dans de splendides démonstrations. Voyez cette magnifique parure qui cache un cœur sombre et froid ; observez le loup souriant de celui qui ne demande qu’à se retrancher et à pleurer, comprenant qu’il est parti trop loin dans ce monde débauché. Mais l’on se ment, on se corrompt soi-même pour oublier notre propre détresse : on oublie tout ce qu’il y a à l’intérieur pour se faire croire que tout va bien. Notre jardin envahi par les mauvaises herbes paraît pur et entretenu, et tant que les autres ne voient rien, il est si facile de se faire croire que tout va pour le mieux, de se faire passer pour jardinier reconnu ! Alors on se cache et on se ment, on s’arrache de faux serments ; on va au bal masqué, pour danser et s’oublier. Chaque rencontre est le sujet de mille et un nouveaux secrets. Et sitôt les masques arrachés, nous revoici confrontés à la terrible réalité : derrière les marches du Paradis se cachent plus d’un dément, devant les masques sans vie on pend des monarques jadis influents, dans les cieux immémoriaux se reflètent nos propres principes immoraux. Cet univers que nous pensions prometteur n’est que le premier de nos nombreux malheurs ; nous sombrons avec une effrayante délectation. C’est la déchéance des seigneurs d’aujourd’hui, la débâcle des jeunes affranchis. Parce que notre monde est gris et sans bruit même perdu dans une joyeuse cacophonie, qu’il est froid et glacé lorsque l’on se tient face à un feu de cheminée. Nous sommes ceux qu’ils appellent la génération perdue, car notre monde est embrumé et sans avenir, car nous sommes jeunes et déjà vieux, car nous sommes les rois d’un monde burlesque et éthéré. C’est pour ça que l’on se trompe et que l’on va danser, pour se faire croire que tout est parfait et coloré.

Mais n’oubliez pas : au bal masqué point d’abandons ou de masques jetés !
Car au bal masqué tout n’est que jeux splendides et mensonges raffinés.


Bal masqué © Mocerino 2011.
Toute copie totale ou partielle est formellement interdite.

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Dernière édition par Muse Eternelle le Ven 4 Nov - 21:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You're poison runnin' throught my veins.   Ven 4 Nov - 20:59

Lacrimosa
De se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi haute que le monde. »
Alphonse Daudet.

Pupilles dilatées. Soupir d’extase. Sensation de bien-être. Cette impression de flotter, en apesanteur, de défier toutes les lois édictées par la nature la prend, la porte, l’enveloppe. Un petit rire ravi lui échappe. Un sourire de bonheur béat étire ses lèvres dans un rictus pathétique. Le monde est sien ; elle y peut faire désormais comme bon lui semble. Voler si tel est son souhait, espérer si ce péché est celui qui sommeille au fond de son cœur et menace de la tenter à chaque instant, mourir si sa préférence va aux sombres abysses du néant. Oui, le monde est à elle : aujourd’hui, la Reine des Reines s’appelle Charity.

Comme chaque Reine se doit de vivre dans un palais, le sien est plus grand, plus riche et plus merveilleux que n’importe quelle bâtisse érigée auparavant à la gloire de quelque monarque éclipsé par la belle Charity. Son domaine s’étend jusqu’à l’horizon, là où le soleil plonge dans l’obscurité. Les immenses jardins défient quiconque de remettre en cause le pouvoir de la nature tant les fleurs sont magnifiques et le talent des décorateurs qui l’ont conçu époustouflant. Les sculptures des fontaines semblent vivantes : leurs formes sont si réalistes que l’on s’attend à les voir sauter de leur socle pour baiser votre main tout en saluant d’une révérence exquise. Derrière se dresse le grand et merveilleux manoir où Charity et quelques proches qu’elle a invité à la rejoindre habitent et s’amusent. Le marbre blanc dans lequel il est construit est plus pur que nulle autre roche alentours, et ses colonnes torsadées lui confèrent un style propre à lui tout en rappelant quelque château ancien, sans que l’on ne parvienne à mettre le nom sur ledit château. De larges et hautes fenêtres percent ses murs, déversant la lumière d’un soleil estival dans les salons et les chambres richement aménagés. Les tentures brodées d’or conférent un charme royal à sa demeure, dont l’austérité est effacée par quelques vases ça et là, chacun maître de la vie d’une brassée de coquelicots fleuris. Dans les couloirs décorés de toiles exquises se presse une foule d’amis rieurs et plaisantins, dont tous les sourires et les mots doux vont droit au cœur de Charity. Pour eux, elle se plie en quatre, et sans cesse la rassurent-ils, lui assurant tendrement qu’ils ne désirent rien de plus que sa présence, et que tous les thés et cadeaux qu’elle ne leur offre pas ne sont que de simples détails qu’ils balaient de la main comme on envoie voler des cendres. Le jour se couche peu à peu. Ses amis sont partis. Son mari couche les enfants, dans leur chambre. Un chat se frotte contre ses jambes en ronronnant. Un feu sommeille doucement dans la cheminée d’un salon. Assise dans un fauteuil confortable face à l’âtre, Charity regarde les flammes en souriant. Son monde est parfait. Son monde est comme elle l’a toujours voulu. Elle est enfin heureuse, elle se sent si bien, comme si des ailes lui avaient poussé dans le dos pour qu’elle puisse survoler tous ses problèmes, comme si on lui avait ôté ce poids sur le cœur qui l’empêchait de prendre son envol, comme si sa bonne étoile daignait enfin lui sourire et prendre soin de sa pupille. Un bruit de pas. Son époux qui redescend avec un sourire doux, tenant un paquet, et qui lui annonce que pour fêter sa nomination aux Oscar, il lui a fait un cadeau. Une exclamation ravie lorsqu’elle sent la douce fourrure de vison sous ses doigts. Des je t’aime à profusion. Elle est si heureuse. Ce monde est tellement parfait. Elle ne voudrait le quitter pour rien au monde ?

Mais pourquoi parler de le quitter, après tout ?


Perdue dans ses divagations, Charity ne voit pas son univers éthéré se dégrader, se détériorer ; elle ne discerne pas les fissures qui lézardent les murs de son palais fait d’espoir et de rêves, ni le froid qui perce malgré son épais vison, ou même la transparence invraisemblable de l’homme sur le bras duquel elle s’appuie. Non, portée par ses utopiques chimères, la pauvre enfant ne réalise pas que ce monde se délabre, que sa perfection ne peut subsister. Elle ne voit pas un instant qu’autour d’elle, tout ce que son rêve a bâti peu à peu s’effrite et s’effondre. Elle y croit tellement, comprenez-vous ! Cet univers merveilleux – ce pays idyllique qu’elle voit juste sous ses yeux, où tous ses désirs, tous ses rêves les plus fous, la moindre de ses envies devient réalité – est si parfait qu’elle est tout simplement incapable d’en discerner la facticité, d’en reconnaître l’inexistence ! Elle craint de quitter son pays des merveilles et se voile la face pour ne pas se souvenir de son irréalité ! Elle ne veut pas imaginer ce que ce n’est qu’une illusion, un mensonge, un simple rêve né d’un peu de poudre blanche ; oui, Charity refuse d’accepter cette évidence, cette certitude, et se raccroche désespérément à sa naïveté éplorée qui fait d’elle une cliente aussi misérable que fidèle pour ceux que l’on trouve sans problème dans les ruelles délabrées de son quartier. Mais pour l’heure, elle est encore une riche et belle jeune femme qui rit dans le salon luxueux d’un grand manoir sous le regard tendre d’un grand nom du cinéma qui lui tend le manteau de fourrure qu’elle a tant voulu.

Il est si bon de croire en ces rêves vendus pour une poignée de dollars dans les ruelles d’Harlem.


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